C'est en 1945 que l'égalité des femmes et des hommes a été admise en tant que principe fondamental de la personne à travers l'adoption générale de la charte des Nations Unies. En 1979, la communauté internationale décidait de remettre en question et d'éliminer la discrimination sexuelle qui s'exerçait contre les femmes en adoptant la CEDEF (Convention pour l'Elimination de toutes formes de Discrimination à l'Egard des Femmes) ou CEDAW. Derrière ces actions et ces avancées timides se cachent, à l'évidence pour les femmes, des années de luttes et d'acharnement pour faire valoir leurs droits et le respect de leur personne. Des années où la communauté mondiale dirigeante, à grande majorité masculine, a pris lentement conscience de la condition de la femme dans le monde et a instauré des mesures, parfois volontaires, souvent sous la pression des ONG et sans conviction, qui ont permis, cependant, de dresser la liste des causes et des effets qui ont conduit directement à une discrimination dont les femmes sont les victimes génériques depuis des millénaires. L'amélioration de la condition de la femme a touché d'autres pays comme l'Albanie, qui a révisé sa Constitution de manière à interdire la discrimination fondée sur le sexe. La France, de son côté, a amendé sa Constitution de manière à promouvoir l'accès égal des femmes et des hommes aux charges électives. Le Luxembourg a criminalisé la discrimination fondée sur le sexe dans la plupart des aspects de la vie sociale. La République Tchèque a instauré un nouveau code de la famille qui garantit l'égalité des droits et des devoirs dans le mariage. La Norvège est surtout connue pour être le pays du combat pour l'égalité, pour la parité entre les hommes et les femmes. En effet, voilà plus d'un siècle que celles-ci se battent pour obtenir la reconnaissance de leur genre dans la société. D'abord grâce aux femmes issues de la bourgeoisie, puis par la lutte des ouvrières, le statut de la femme en Norvège a évolué imperturbablement durant tout le vingtième siècle pour devenir aujourd'hui la référence mondiale en matière d'équité sociale et politique. A son niveau, la Cour Pénale Internationale, lors d'une conférence en 1998, a ajouté à sa définition de crime de guerre un statut relatif à la justice contre les auteurs de crimes sexuels, aux termes duquel le viol, l'esclavage sexuel, la prostitution forcée, la grossesse forcée, la stérilisation forcée et d'autres formes de violence sexuelle constituent de "graves violations" des Conventions de Genève contre les crimes de guerre. En tout état de cause, il apparaît clairement que l'émancipation des femmes et l'accession à l'égalité face aux hommes, constituent un objectif crucial pour le respect des droits de la personne qui fait partie intégrante du développement humain et économique. Et pourtant, les salaires des femmes sont encore entre 10 et 70% inférieurs à celui des hommes pour un travail équivalent !!!! Quelques exemples en chiffres : Le droit de voter 1918 : En Allemagne, au 12 novembre 1918 les femmes obtiennent leur droit politique.
1919 : En la Grande-Bretagne, les femmes de plus de 30 ans ont le droit de vote, il faudra attendre 1938 pour le droit de vote avec un âge en égalité avec les hommes
1931 : Le droit de vote est accordé aux femmes diplômées de l'enseignement supérieur! Les hommes eux doivent uniquement savoir lire et écrire.
1944 : Les femmes ont le droit de voter en France!
1913 : Les Norvégiennes ont obtenu le droit de vote en 1913, 15 ans plus tard que leurs congénères masculins.
Les femmes et postes de direction
En France, les femmes représentent 11 des 28 membres de cabinets ministériels, 5,9 % des sénateurs et 10,9 % des députés. En 1984, une femme accède pour la première fois à la présidence de la magistrature française.
En Allemagne, le taux de femmes en politique a atteint 30,9 % ; le chef du gouvernement est une femme et à la tête de l'instance suprême du pouvoir législatif allemand est une femme. Pour montrer un profil significatif, le président du Bundestag est un homme. Trois de ses cinq adjoints sont des femmes.
En Norvège, les femmes dirigent 8 des 18 ministères gouvernementaux. Elles occupent 60 des 165 sièges au parlement. Elles dirigent également 2 des 6 principaux partis politiques. Sur les 435 maires que compte le pays, 68 sont des femmes. Sur les 18 préfets, 3 sont des femmes. Seulement 3,5% des femmes travaillant dans le secteur économique occupent des postes de direction. Au niveau des cadres moyens du même secteur, le pourcentage est de 7,5%.
En Italie, les femmes tiennent 24 des 325 sièges au sénat, 69 des 630 sièges à la chambre des députés.
En Grèce, des 300 membres du parlement, 17 sont des femmes.
En Islande, les femmes occupaient 35% de la totalité des sièges au parlement en 1999.
En Pologne, 3 sur les 23 cabinets ministériels sont occupés par des femmes.
En Suède, 43% des députés du gouvernement suédois étaient des femmes en 1998.
En Suisse, la femme représente plus de 23 % des parlements cantonaux.
Portugal a la plus faible proportion de femmes élues au niveau européen (8%) et arrive avant-dernier en ce qui concerne le niveau régional (9,2%) de tous les pays de l'Union européenne. Au niveau local, le pourcentage atteint 11,1% et c'est au niveau national qu'il est le plus élevé avec 13%.!
1 Kommentar:
J'aime bien votre blog. Il fournit des informations intéressantes et le visuel est très réussi. Félicitations!
Kommentar veröffentlichen